Les Partisans de Dieu

Au Nom de Dieu, Le Tout Miséricorde, Le Très Miséricordieux,

Dieu (swt) et Sa Création attestent qu'il n'y a pas de dieux sauf Lui, Le Vivant, Le Subsistant, L'Unique et sans associé et que Muhammad (saws) est Son Serviteur et Son Messager et que 'Ali est l'Ami de Dieu.

 

  Bienvenue sur ce blog des partisans de l'Imâm 'Ali

 

 

 

Je me présente, je suis shî'ite imamite duodécimain de tendance théosophique, traditionaliste et gnostique.

 

Je souhaite vous montrer un autre aspect du Shî'isme ( Shi'a 'Ali, c'est-à-dire les partisans de 'Ali ) que celui que "le grand public" connaît.

 

Je souhaite que vous découvriez, si Dieu le veut, la beauté de la Religion d'Amour, c'est-à-dire le shî'isme.

 

 

La lumière des yeux des croyants est Ali
(Texte d'un chant interprété par Faiz Ali Faiz)

L’univers n’a plus vu de maître comparable à Ali.
La connaissance du Prophète n’a plus trouvé de manifestation
aussi évidente que Ali.
Par Dieu ! Qu’est-ce que le pouvoir d’une humble créature !
Le Très-Haut Lui-même a créé Ali sans pareil !
La lumière des yeux de ceux qui voient est Ali.
Chaque cœur, chaque corps, chaque âme est remplie de Ali.
Moi qui suis sans biens, mon bien c’est Ali.
Ô vous qui recherchez la foi, voulez-vous que je vous dise une vérité ?
En réalité, la vérité c’est Ali.
Mon maître est Ali.
Dans mon cœur, il y a Ali.
Sur ma langue, il y a Ali.
Quand je mourrai, écris sur mon linceul Ali.
Ô mon maître, ô Ali !

 
 
Samedi 29 avril 2006

Le Sikhisme est une religion très proche du shî'isme puisqu'il croit en un seul Dieu Unique, Absolu et Transcendant et à dix Gurus qui sont des maîtres spirituels issus de la même Lumière aux même titre que les imâms dans le shî'isme.

 

Vous pouvez déjà consulter ces sites pour en savoir plus :

 

http://www.sarbloh.info/

 

http://www.sikhs.nl/Main_french/QuiSontLesSikhs.htm

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sikhisme

Par Muhammad-Ali - Publié dans : Le shî'isme et les autres religions
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Samedi 29 avril 2006

Voici un article de vendredi 28 avril publié dans le quotidien français Libération sur le déplacements des populations irakiennes suites aux violences inter-confessionnelles :

 

http://www.liberation.fr/page.php?Article=378438

 

NADJAF, Irak - Adel Abdoul Mahdi, l'un des trois vice-présidents irakiens, estime à 100000 le nombre de familles irakiennes qui vivent comme des réfugiés en raison des violences entre communautés sunnite et chiite, soit un demi-million de personnes peut-être.

Il n'a pas précisé la source de son estimation, bien supérieure à celle de 11.000 familles - soit environ 60.000 personnes - avancée il y a deux semaines par le ministère des Migrations, pour le nombre de personnes ayant fui leurs foyers depuis la fin du mois de février.

Dans son entourage, on indique que Mahdi, membre chiite du triumvirat formant le Conseil de la présidence irakienne, n'était pas joignable pour détailler ses propos, tenus devant des journalistes lors d'une visite dans la ville sainte chiite de Nadjaf, dans le sud du pays.

Le ministère des Migrations ne comptabilisant que les personnes réclamant une aide ou une place dans des camps, il semble que beaucoup de familles déplacées n'aient pas été prises en compte car elles sont parties, sans en informer les autorités, se réfugier chez des membres de leur famille.

"Nous avons des familles déplacées, tant sunnites que chiites, et cette situation n'est pas acceptable", a déclaré Mahdi à l'issue d'une rencontre avec le grand ayatollah Ali Sistani, le plus influent religieux chiite irakien.

DES CHIFFRES INCOHERENTS

"Le problème des réfugiés concerne 100.000 familles", a-t-il ajouté. "Plus de 90% d'entre elles sont chiites."

Cette dernière précision semble contredire les chiffres fournis par le ministère des Migrations, selon lesquels un quart au moins des réfugiés ont gagné des secteurs à dominante sunnite ou kurde, dans le nord et l'ouest du pays.

On ignore si Mahdi compte, dans ses estimations, les personnes qui peuvent avoir été privées de toits, pour différentes raisons, dans le sillage de l'attentat à la bombe perpétré le 22 février contre un sanctuaire chiite à Samarra, dans le nord du pays, qui a déclenché des violences entre sunnites et chiites.

Il y a deux semaines, le ministère des Migrations avait fait savoir qu'il s'occupait de 11.000 familles, composées chacune en moyenne de cinq à six personnes, qui ont fui leur foyer après l'attentat de Samarra.

Parmi elles, 3.600 ont gagné Bagdad, où toutes les communautés sont représentées, plus de 5.000 ont gagné le Sud, majoritairement chiite, et près de 2.500 le Nord et l'Ouest, kurde et sunnite.

Les chiites représentent environ 60% de la population, selon les estimations généralement utilisées, les sunnites 20% et les kurdes 20% également. On ne dispose pas pour l'Irak de données statistiques fiables concernant la démographie.

Par Muhammad-Ali - Publié dans : Actualité shî'ites
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Samedi 29 avril 2006
Voici un article de Gilles Kepel paru une première fois dans le journal Le Monde du 24 avril 2003 et mis à jour pour l'édition du 28 avril 2006.
Cet article était il y a trois ans d'une extrême clairvoyance sur la stratégie géopolique américaine concernant le facteur chiite au Moyen-Orient.
 
 
 
La victoire militaire américaine en Irak n'est pas une fin en soi - la punition annoncée d'un dictateur dissimulant des armes de destruction massive, toujours introuvables à ce jour. C'est le début d'un long processus, par lequel Washington entend remodeler le Moyen-Orient, la première des régions du monde à être mise aux normes de l'univers unipolaire postérieur à l'effondrement soviétique, pour y instaurer en principe la démocratie libérale.

 

Mais ce processus est conflictuel : face à une hégémonie américaine, que peu jugent pure et désintéressée, se profilent des résistances qui, pour ne pas prendre la forme de l'affrontement d'hier entre les deux blocs, n'en ont pas moins des effets potentiels dévastateurs - comme l'ont montré le terrorisme et les justifications religieuses qu'il invoque. Pour conjurer les dangers d'une situation volatile, George W. Bush est contraint à pousser son avantage et à aller de l'avant, afin de créer l'irrévocable, par un basculement décisif des rapports de force régionaux.

Il a aujourd'hui deux options : précipiter la reprise de la paix israélo-palestinienne, et menacer Damas pour sécuriser l'Etat hébreu. Ou assurer l'ordre autour du Golfe, et contraindre Téhéran, en sécurisant les approvisionnements pétroliers par la neutralisation du facteur chiite. La poursuite de ce grand jeu auquel s'essaient les stratèges du Pentagone est conditionnée d'abord par l'évolution de la situation en Irak, et la capacité des Etats-Unis à mettre sur pied une structure de pouvoir irakienne efficiente et tirant sa légitimité de la démocratie accouchée par les armes.

Le passage de l'Irak sous contrôle américain signifie que l'étau se resserre autour d'Arafat - la dernière figure historique qui habite l'imaginaire politique arabe contemporain ; ni Washington ni Tel-Aviv ne lui pardonnent le déclenchement de la seconde Intifada, en septembre 2000, avec sa séquelle d'attentats-suicides. La tentation est grande, chez des idéologues néoconservateurs américains intellectuellement proches du Likoud, de profiter de la démoralisation d'un monde arabe prenant conscience qu'il "s'est raconté des mensonges à lui-même", selon l'universitaire tunisien Hichem Djaït, qu'il n'y a plus de raïs charismatique incarnant un projet politique mobilisateur, pour forcer un règlement du conflit israélo-palestinien qui fasse la part belle à Ariel Sharon, au détriment des aspirations palestiniennes.

Cette option comporte une nouvelle épreuve de force - réduire Damas à quia. En effet, on considère, à Washington comme à Tel-Aviv, que le Hezbollah chiite libanais, le Hamas et le Djihad islamique palestiniens, principaux obstacles à la reprise du processus de paix, perdraient leur capacité opérationnelle s'ils étaient "lâchés" par la Syrie (et l'Iran). Dès la prise de Bagdad, les principaux responsables des Etats-Unis ont menacé à cette fin le jeune président Bachar El-Assad et pris des sanctions économiques en fermant le pipeline irako-syrien. Et Washington se réserve de signifier à Damas que son "protectorat" sur le Liban peut être remis en cause à tout moment. Mais une épreuve de force contre la Syrie devrait distraire des troupes nécessaires au maintien de l'ordre en Irak : elle n'adviendra que si ce dernier pays est tenu pour suffisamment sécurisé, et si les équilibres politiques internes y assoient rapidement la prépondérance des Etats-Unis.

Si tel n'est pas le cas, la question israélo-palestinienne devra céder la première place, sur l'agenda de la Maison Blanche, au facteur chiite. Un précédent historique hante en effet la victoire militaire du Pentagone en Irak. En 1917, un corps expéditionnaire britannique conquérait Bagdad ; dans la foulée était formé l'Irak moderne, accouché au forceps parmi les dernières contractions de l'Empire ottoman moribond. Trois ans plus tard, une révolte chiite gigantesque manqua mettre à bas l'édifice patiemment construit par Whitehall, et nécessita force massacres pour rétablir l'ordre colonial.

Tenue en lisière depuis lors, la majorité chiite revendique aujourd'hui le pouvoir, dans un Etat débarrassé de Saddam. Les seules opérations significatives de résistance militaire ont eu lieu dans le Sud chiite - exprimant la capacité offensive de la communauté, jusqu'à ce que ses dirigeants religieux, en lui ordonnant de rester à l'écart des combats, fassent la démonstration de leur influence. Celle-ci est portée au paroxysme, avec le rassemblement libre de plusieurs millions de personnes ces 22 et 23 avril. Les célébrations religieuses de deuil, marquées par des autoflagellations qui exprimaient l'affliction chiite lorsque la communauté était en situation de faiblesse, se sont, depuis Khomeiny, inversées en exhortation à reprendre le combat des opprimés - symbolisés par Hussein, "le prince des martyrs" - contre l'oppresseur, figuré par le mauvais calife. Les fidèles ont identifié ce dernier au chah d'Iran en son temps, et risquent de voir en lui George W. Bush demain - sauf si les Etats-Unis donnent des gages au monde chiite.

Depuis la révolution iranienne de 1979, menée aux cris de "mort à l'Amérique", Washington considérait le chiisme politique comme son pire ennemi dans la région. Les encouragements prodigués aux groupes conservateurs sunnites, perçus alors comme un contre-feu, sont aujourd'hui tenus, en rétrospective, comme le point de départ du terrorisme sunnite d'un Ben Laden et du 11 septembre.

Les Etats-Unis peuvent-ils renverser leurs alliances et faire désormais de la carte chiite l'atout de leur jeu régional pour contrer des Etats sunnites qui ont perdu leur confiance ? Majoritaires, outre en Irak, en Iran (plus de 60 millions d'habitants) comme à Bahrein, les chiites constituent un quart de la population koweïtienne et quelque 10 % de celle de l'Arabie saoudite, où ils peuplent la région pétrolifère. Du côté arabe du Golfe, ils ont le sentiment d'être les laissés-pour-compte de la manne pétrolière.

Dans cette communauté méprisée et souvent persécutée par le pouvoir sunnite, la révérence pour les dignitaires religieux et leur savoir restait immense, car ces hommes du Livre incarnaient la permanence de l'identité face à l'adversité - selon un processus assez comparable au rôle des rabbins dans le judaïsme. Et, comme chez les juifs, la vénération pour les clercs a abouti à une extrême valorisation de la connaissance en général : à l'époque moderne, elle s'est étendue aux savoirs profanes.

Ainsi, il existe aujourd'hui, dans l'univers chiite, une solide classe moyenne éduquée et ouverte au monde qui peut servir d'alliée aux Etats-Unis face à des élites politiques sunnites discréditées. Mais cela suppose de lever l'hypothèque religieuse, de permettre l'émancipation de cette classe moyenne par rapport au clergé. La clé de ce verrou se trouve en Iran, un pays où la société - et notamment les classes moyennes - a d'ores et déjà engagé une évolution "post-islamiste", mais où le pouvoir demeure aux mains de la hiérarchie religieuse.

Celle-ci, entourée de voisins sous contrôle américain (outre l'Irak, le Pakistan, l'Afghanistan, les monarchies arabes du Golfe), a donné des signes d'apaisement aux Etats-Unis pendant la guerre d'Irak. Mais on imagine mal les républicains à Washington prendre langue avec un régime désormais en tête de liste sur "l'axe du Mal", après la chute de Saddam. Leur choix devrait être de précipiter la transition post-islamiste, créant ainsi, avec deux Etats chiites gros exportateurs de pétrole et pro-américains en Iran et en Irak, un contrepoids à des pétro-monarchies sunnites toujours soupçonnées d'avoir enfanté le monstre Ben Laden.

Qu'elle s'oriente vers des pressions sur la Syrie ou l'Iran, qu'elle commence par remettre sur le métier le processus de paix israélo-palestinien ou qu'elle tente de jouer la carte chiite, la politique d'intervention américaine au Moyen-Orient est contrainte à une fuite en avant qui l'expose à des dangers croissants et qui risque de retarder en permanence, pour minimiser ceux-là, l'avènement de la démocratie promise.

Or la force seule ne peut suffire à construire l'ordre nouveau, qui ne saurait se bâtir sans consensus : une paix durable dans la région, la répartition équitable des revenus pétroliers supposent que les populations qui vivent entre le Golfe et la Méditerranée aient le sentiment de devenir les acteurs de leur propre destin, et non de rester les spectateurs passifs de leur histoire multi-millénaire, déchue au rang d'un simple épisode dans le feuilleton d'une globalisation dont l'intrigue se noue outre-Atlantique.

Gilles Kepel est professeur à l'Institut d'études politiques de Paris

Par Muhammad-Ali - Publié dans : Actualité shî'ites
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Samedi 29 avril 2006

Tout d'abord, le chiisme ne peut pas être considéré comme un islam hétérodoxe ou pire, non islamique, puisqu'il représente le coeur de l'islam ; son essence. En effet, le shî'isme représente une incarnation de l'islam spirituel et ésotérique, ouvert aux autres religions.

Selon Henry CORBIN (le plus grand islamologue du XXème siècle et le meilleur spécialiste du shî'isme dans le monde, encore de nos jours), le shî'isme est "une forteresse de l'ésotérisme en islam", au même titre que le soufisme.

Ensuite, l'islam shî'ite est loin de former une unité : de très nombreux courants et "sous-courants" ont existé et existent encore. En effet, trois grands courants subsistent :

 

      - Le zaydisme.

      - L'ismaélisme.

      - Et l'imamisme ou le shî'isme duodécimain : Celui-ci est largement majoritaire puisqu'il représente plus de 90 % des shî'ites.

Sur les 1 milliards 200 millions ou 1 milliards 300 millions de musulmans, on compte entre 10 et 20 % de chiites. Il est très difficile de les dénombrer puisque dans de nombreux pays dirigés par des pouvoirs sunnites, ils pratiquent la discipline de l'arcane ou la dissimulation de leurs croyance (taqîya) pour ne pas être inquiétés.

 

Les chiites duodécimains se trouvent majoritairement en Iran (plus de 90 % de la population iranienne), en Irak (environ 60 %) mais le Liban compte également une très importante communauté (les chiites forment la première communauté au Liban de nos jours).

Par ailleurs, le chiisme a toujours été très représenté le long du golfe Persique : dans la péninsule arabique, on compte environ 6 % de chiites en Arabie Saoudite (ils sont fortement persécutés par les wahhabites saoudiens) mais la moitié des ouvriers des champs pétrolifères sont chiites.

De plus, des minorités chiites existent dans tous les Etats arabes du Golfe : au Koweit, ils représentent 20 % de la population, au Qatar, également, dans les Emirats arabes unis, 7 % et en Oman, 0,1 %.

Par contre, au Bahreïn, les chiites représentent la majorité de la population puisqu'ils sont entre 70 et 98 %.

Enfin, d'autres minorités chiites se situent au Pakistan, en Afghanistan, en Azerbaïdjan, en Turquie, en Syrie, ainsi que dans le sous-continent indien.

 

 

Par Muhammad-Ali - Publié dans : Qu'est-ce que le shî'isme?
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Samedi 29 avril 2006

Voici un ouvrage très riche sur l'histoire du chiisme. En effet, la perspective de l'auteur (professeur à l'Université de Tübingen) est strictement historique.

Il "analyse la formation et le développement du système de valeur chiite depuis le VIIIème siècle jusqu'à nos jours et à travers les différents groupes qui s'en réclament."

 

Heinz Halm, Le chiisme, publié au PUF, collection Islamiques en 1995.

Par Muhammad-Ali - Publié dans : Bibliographie
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